AP : Qu'y a-t-il d'excitant dans The OC en ce moment ?
JS : On aborde la dernière ligne droite, ces 10 derniers épisodes de la saison où la série passe toujours à la vitesse supérieure. Je crois que cela risque de ressembler pas mal aux six premiers épisode de l'été (Note OCA : dans la première saison bien sûr, mais ce serait plutôt sept que six, alors Josh !). Il y a cette sensation que tout devient fou, que tout est permis. De nombreux visages familiers font leur retour. Les jeunes s'intéressent à l'université, la vie de famille des Cohen est sur le point d'exploser, ça va être plutôt cool. Ce sera très émouvant, très explosif et vraiment fun.
AP : Avec The OC, vous avez lancé un genre, déclenché une passion. En quoi la série parvient à séduire le jeune public ?
JS : C'est une certaine alchimie entre une formidable distribution et un univers vraiment fun. La série possède un ton vraiment drôle. On essaie de raconter des histoires émouvantes mais on ne se prend pas trop au sérieux non plus. On a la chance d'avoir vraiment de la très bonne musique, un ensemble divertissant que les gens ont envie de regarder.
AP : Que pensez-vous de ceux qui imitent The OC ?
JS : Qui ça pourrait être, "Laguna Beach" ? Maintenant, il y a ces desperate housewives de l'Orange County sur la chaîne Bravo (Note OCA, l'émission de télé-réalité "The Real Housewives of Orange County" ). C'est dingue. C'est bizarre. Sinon, "Laguna Beach" a fait parler d'elle à sa manière. Je crois qu'il y a de la place pour tout le monde. The OC est le fruit de nombreuses et diverses influences, et c'est cool si on peut susciter la même chose pour d'autres émissions.
AP : Cela vous a surpris ?
JS : Complètement. Je continue à être surpris. On ne pensait pas aller au-delà des six premiers épisodes d'août (2003). Donc, tout ce qui est venu après, c'est pour le moins extraordinaire.
AP : Vous avez des projets en vue pour d'autres séries ? Comment vous voyez les choses se dérouler après ça ?
JS : A chaque fois que j'essaie de m'arrêter et de penser à l'écriture d'un nouveau pilote, je finis par revenir à The OC. C'est tellement amusant de travailler dessus, et c'est trop de boulot pour essayer de concilier les deux.
AP : Parlez-nous un peu de votre prochain projet, "Looking for Alaska".
JS : "Looking for Alaska" est un livre que je suis en train d'adapter en film pour la Paramount. Ca se passe dans un pensionnat avec une lycéenne difficile à cerner, innacessible et tous ces gars du lycée qui tombent amoureux d'elle. C'est raconté selon le point de vue d'un de ces gamins peu à son aise socialement qui arrive à l'école et, qui en tombant amoureux d'elle, va grandir et devenir adulte. C'est un peu l'histoire classique de notre adolescence, le premier amour, le premier chagrin... C'était amusant de travailler là-dessus, de faire quelque chose de différent et de travailler sur un film.
AP : Qu'est-ce qui vous attire dans cette tranche d'âge ?
JS : Je crois qu'il y a une part de moi qui se sentira toujours l'âme d'un adolescent, le fait de toujours se sentir ado. C'est une période si riche de notre vie. Tout est nouveau, on expérimente des choses, tout semble primordial, énorme, capital. Et en vieillissant, on commence à s'y faire, on devient un peu plus cynique, un peu moins ouvert au monde je pense.
AP : Quelle sorte d'impact The OC a provoqué sur votre carrière et votre vie ?
JS : Ces deux dernières années, j'ai l'impression d'avoir parcouru le plus incroyable des circuits de montagnes russes, c'était totalement inattendu, et vraiment excitant. Je n'avais aucune idée de ce que je faisais quand j'ai commencé et maintenant, j'ai l'impression que j'ai appris à devenir un vrai pro. Entre 25 et 30 ans, c'est une période dingue de la vie de toute façon, on essaye de se trouver, on devient adulte à part entière, et vivre ceci avec quelque chose comme ça, c'était deux fois plus fort.
On a eu George Lucas dans la série. J'ai eu l'occasion de rencontrer Steven Spielberg lors d'une réception et ses enfants regardent The OC. Juste le fait d'être capable d'avoir tous ces groupes que j'aime dans la série, toute cette musique, tout cela est vraiment fou. Et vraiment fun. C'est vraiment amusant de pouvoir partager cela avec ma famille. Mes parents se font des soirées "OC" chaque jeudi soir avec tous leurs amis. J'ai permis à ma s½ur de faire un stage au sein de la série.
AP : Quel est le meilleur moment pour vous ?
JS : Venir travailler tous les jours. C'est-à-dire, se réveiller le matin et se dire, « ok, c'est toujours ce que j'ai voulu faire et j'arrive à le faire. »
AP : Est-ce qu'on pourra suivre les personnages de The OC à l'université et au-delà ?
JS : Je crois qu'on a encore au moins une bonne année devant nous, et on va donc mettre en place des trucs assez extrêmes à la fin de cette saison. Le season finale va être la chose la plus folle qu'on n'ait jamais faite jusqu'ici, et cela lancera la série dans une toute nouvelle direction pour l'an prochain. Je suis donc très excité à propos de la saison prochaine. Au-delà, je ne sais pas. On verra.
SOURCE: ocattitude
By SaRaH


